Aeschynanthus

Famille : Gesnériacées.

Origine : Plante originaire de zones tropicales et subtropicales d’Inde, de Chine et de Malaisie.

Description

La plupart de ces plantes sont épiphytes (elles vivent sur d’autres végétaux sans les parasiter). Elles se nourrissent des débris végétaux et des déjections d’oiseaux, accumulés et décomposés et des eaux pluviales. Leur milieu naturel est donc un ensemble équilibré de forte humidité atmosphérique, d’aération et d’une grande luminosité protégée du soleil direct.

Ces espèces se caractérisent par de longues tiges habituellement rampantes, florifères et très colorées. La plupart des individus se distinguent par des feuilles elliptiques, opposées et charnues que porte une tige pouvant atteindre 60 cm. Les fleurs très attrayantes naissent seules ou par paires à l’aisselle des feuilles ou encore en grappes au bout des tiges. Chez de nombreuses plantes, la corolle, contenue dans un calice profond, s’épanouit en 5 lobes et laisse voir les étamines et émerger le style.

Convenablement traitées, ces plantes peuvent vivre très longtemps.

Espèces cultivées en intérieur

Aeschynanthus evrardii est une plante dressée, aux feuilles lancéolées, épaisses, aux fleurs rouge orangé.

Aeschynanthus lobbianus a des tiges retombantes et des feuilles vert foncé de 4 cm sur 2, légèrement dentées et bordées de pourpre. Les fleurs sont rouge vif et portent des stries d’un blanc crémeux. Elles sont longues de 5 cm, naissent par paires et émergent de longs calices sombres et duveteux. Le calice est également garni de poils fins.

Aeschynanthus marmoratus est surtout cultivé pour ses feuilles plutôt que pour ses fleurs. Ses feuilles peuvent atteindre 10 cm de long sur 4 de large. Elles sont épaisses, marquées de vert plus foncé sur le dessus et teintées de rouge au revers. Les fleurs jaune verdâtre sont tachetées de brun foncé. Le calice de 2 cm est vert et découpé en 5 lobes étroits.

Aeschynanthus pulcher ressemble à Aeschynanthus lobbianus mais s’en distingue par un calice vert teinté de pourpre et par une corolle longue de 6 cm.

Aeschynanthus speciosus est certainement l’espèce la plus attrayante. Ses feuilles pointues et vert foncé s’opposent par paires ou forment des verticilles et se réunissent en touffes de 4 à 8 à l’extrémité des tiges pour envelopper des grappes de 6 à 20 fleurs. Les feuilles mesurent jusqu’à 10 cm sur 4. Les fleurs orange et jaune orangé ont des lobes marqués de rouge foncé et bordé d’écarlate. Le calice, de 0,5 cm, est vert, duveteux et enveloppe une partie seulement de la corolle, velue elle aussi et qui peut atteindre 10 cm.

Ces plantes fleurissent à l’intérieur pendant l’été, de juin à septembre. Chacune des fleurs ne durent que deux ou trois jours. Lorsque la plante vieillit, il n’est pas rare que la floraison soit moins abondante.

Les espèces retombantes ont ordinairement des rameaux de 50 ou 60 cm. Les plantes érigées mesurent de 30 à 60 cm de hauteur.

L’aeschinanthus prend toute se valeur dans une corbeille ou un panier suspendu. Ses longues tiges peuvent alors émettre quantité de rejetons. Elle peut également être présentée en grimpante sur des arceaux.

Soins

Les aeschinanthus exigent le plus de lumière possible mais ne doivent pas recevoir plus de deux ou trois heures de soleil par jour. La protéger du soleil direct de juin à août.

Cette plante ne demande pas trop de soins. Il suffit de rabattre les rameaux trop longs pour lui conserver une forme harmonieuse.

Ces plantes s’accomodent de la température d’une habitation. En hiver ne pas les exposer à moins de 14. En été et dans une habitation chauffée l’hiver, il est important de maintenir une humidité importante autour de la plante tout au long de l’année. Pour se faire, placer une couche de cailloux humidifiés sous les tiges rampantes et bassiner la plante tous les jours durant sa période de floraison.

En période normale, arroser les aeschinanthus suffisamment pour bien humidifier la motte mais en laissant sécher sur un ou deux cm entre chaque arrosage. En période de floraison, arroser copieusement, le compost devant rester bien humide. Conservées dans un endroit chaud et humide, ces plantes n’ont pas de période de repos et doivent être arrosée de la même façon tout au long de l’année.

Faire un apport d’engrais liquide contenant une dose égale d’azote, de phosphate et de potassium une fois par semaine de février à juillet.

Ces plantes croissent en milieu acide et se satisfont d’un mélange de tourbe mal décomposée, de perlite et de vermiculite. On peut également utiliser 1/4 de sphagnum et 3/4 de terre de bruyère. Ne pas trop tasser le mélange car les racines ont besoin de respirer. Rempoter avec précaution tous les trois ou quatre ans, en mars ou avril quand les racines remplissent le pot. Secouer légèrement celles-ci pour enlever le compost qui y adhère, en couper le tiers et remettre dans le même pot rempli de mélange frais. Un contenant peu profond de 20 à 22 cm maximum convient parfaitement pour le rempotage des plantes adultes.

 

Problèmes

Maladies et erreurs de culture

La plante ne fleurit pas ou ne donne que peu de fleurs : la lumière est trop faible et(ou) la température est trop basse. Placer à bonne lumière et faire attention aux coups de froid l’hiver.

Parasites

La croissance est ralentie, les boutons floraux et les jeunes feuilles se couvrent de taches blanches et grises : attaque de mouches blanches et de pucerons. Asperger d’eau légèrement savonneuse ou appliquer un insecticide.

Les feuilles se déforment et se décolorent puis tombent : attaque d’araignées rouges. Effectuer des bassinages fréquents. En cas d’invasion, utiliser un acaricide.

Multiplication

Elle se pratique au printemps par division des touffes. Utiliser des segments de rhizomes portant au moins deux feuilles et en planter plusieurs dans un pot de 10 cm et en utilisant le même mélange que celui indiqué lors d’un rempotage. Ne pas fertiliser car les racines doivent se développer en cherchant elles-mêmes leurs substances nutritives.

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