Art topiaire : définition, explications

Technique consistant à tailler la végétation pour donner à la nouvelle croissance la forme désirée, notamment en enlevant les branches, les pousses, le feuillage ou d’autres parties indésirables des plantes, des arbustes, des arbres ou des vignes pour créer des formes intéressantes, telles que des boules, des sphères, des pyramides, des cônes, etc. ; il en résulte parfois une version exagérée de la forme naturelle de la plante, par exemple, un arbre devient une sphère ; une plante devient une pyramide ; une vigne devient un cône en spirale.

Art topiaire : de quoi s’agit-il ?

Le mot topiaire est dérivé du terme grec « topiarius », qui désigne un jardinier qui cultive des arbres et des arbustes pour créer des formes ornementales dans les jardins, les parcs publics, les vergers, les vignobles, etc., appelé topiarisme (du verbe topiari). La topiaire était pratiquée par les Grecs et les Romains de l’Antiquité, ainsi que par les Chinois, les Turcs, les Perses et les Égyptiens, mais elle a atteint le sommet de sa popularité en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance, lorsque cette pratique est devenue partie intégrante de la mode du jardinage dans les cours aristocratiques, notamment dans les cours royales de France, d’Angleterre, d’Espagne, d’Autriche et de Prusse, où elle a été développée plus particulièrement par les jardiniers de la cour de Versailles sous la direction de Charles Le Brun, mort en 1690, et de ses successeurs, Jacques Lemercier et André le Nôtre, jusqu’à la mort de Louis XIV en 1715.

Art topiaire : quelles formes et avec quels outils ?

Lorsque vous planifiez votre propre topiaire, il est important de savoir que certaines formes (par exemple les cônes) ne peuvent être coupées qu’à l’aide d’une scie électrique ou d’une scie à table ; d’autres formes (par exemple les cuboïdes) nécessitent l’utilisation d’une scie sauteuse ou d’une scie sabre ; et d’autres encore (par exemple les sphères) nécessitent une perceuse à colonne ou une ponceuse électrique (pour enlever les bords rugueux). Toutefois, si vous n’avez pas accès à de tels équipements, vous pouvez toujours utiliser des articles ménagers courants comme des trombones, des distributeurs de ruban adhésif ou même des cartes de crédit pour remplacer les outils plus complexes mentionnés ci-dessus !

Vous aurez également besoin d’un bac à plantes adapté à la forme que vous avez choisie pour votre topiaire et que vous pourrez facilement remplir de terreau et de plantes (voir notre article « Comment planter un jardin »).

Enfin, vous aurez besoin d’une paire de ciseaux, d’un coupe-ongles, d’une pince à fil, d’un marteau et d’un niveau (pour vérifier si le tuteur est parfaitement vertical), d’un crayon et d’un morceau de craie.

Saisons les plus propices à l’art topiaire

Le printemps structure, l’automne entretient : Comme pour tous les arbustes, la taille la plus sévère, et dans le cas des topiaires, la taille la plus structurante, s’effectue au printemps et en automne (début mai – début octobre). La taille de printemps sert à structurer l’architecture de la sculpture, tandis que la taille d’automne assure son entretien. Taille de printemps et d’automne

Les topiaires sont généralement taillés chaque année du printemps à l’automne, mais pas nécessairement au même moment chaque saison, en fonction des conditions météorologiques, de la disponibilité du site et d’autres facteurs qui peuvent influencer le calendrier ou le style de taille du sculpteur ; certains sculpteurs ne taillent pas leurs topiaires avant de les voir repousser après la dormance hivernale (et parfois même plus longtemps).

L’objectif principal de la taille de printemps est de fournir un cadre dense de croissance dans lequel pousser de nouvelles pousses pendant les mois d’été lorsque la couverture de feuillage sera minimale, permettant aux plantes d’établir de nouvelles pousses et de former de nouveaux bourgeons.

Combien coûte la pratique de l’art topiaire ?

Le coût de la pratique de la topiaire dépend du fait que vous ayez acheté des plantes dans une pépinière spécialisée dans la topiaire (ou mieux encore, que vous puissiez vous procurer des plantes directement auprès d’un maître artisan qui travaille depuis des décennies) ou que vous les ayez cultivées vous-même, dans votre propre jardin ou parc… En tout cas, dès que l’on commence à parler de « coût », on entre dans un monde d’illusions où le prix d’un objet ne peut être mesuré que par notre imagination et non par les moyens utilisés pour le produire ! Si l’on considère que la qualité d’une plante se définit plus par son âge que par son prix, alors l’art topiaire est un art qui doit toujours être pratiqué avec soin et attention aux détails ! Il existe cependant certains outils qui vous permettront de faire des économies :

  1. Un bon couteau : En règle générale, la topiaire nécessite une grande lame qui permet à l’utilisateur de couper très précisément sans endommager l’écorce des arbres ; c’est pourquoi de nombreux topiaristes préfèrent les couteaux spécialement conçus à cet effet.
  2. Une pierre à aiguiser : Cet outil vous permettra d’affûter votre couteau avant chaque utilisation et de le maintenir au maximum de son efficacité dans le temps (les pierres que vous trouvez en vente sont généralement en quartz).
  3. De l’eau : Le secret de la réussite est de ne pas oublier d’arroser régulièrement vos plantes, ce qui leur évitera également de se dessécher trop rapidement lors des canicules estivales !
  4. Une bonne paire de gants : Il est important de protéger vos mains lorsque vous coupez des branches avec un couteau, sinon vous risquez de vous couper ou de vous faire des ampoules au bout des doigts !
  5. Quelques connaissances de base sur les différents types d’arbres : Savez-vous quel type d’arbre vous voulez couper ? Qu’attendez-vous d’une espèce particulière ? Une fois que vous aurez répondu à ces questions, vous serez en mesure de prendre de meilleures décisions quant au choix de l’essence ou même de la forme que vous voulez créer !